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DONCEEL

Rappel historique : Donceel ne peut-être dissocié de la seigneurie de Haneffe dont elle fit partie jusqu’au 17ième Siècle.

 a) L’Yerne, modeste ruisseau, traverse une partie de la Hesbaye en arrosant successivement le hameau de Harduémont, les villages de Haneffe et Donceel, les hameaux de Stier et de Ferrière, qui ensemble composaient la seigneurie de Haneffe. La commune de Haneffe comprend encore actuellement la plus grande partie d’Harduémont qui était une dépendance de Verlaine géographiquement. Ferrière était une dépendance de Limont. Autant de hameaux et villages réunis aujourd’hui depuis la fusion des communes et qui porte le nom de Donceel (Haneffe, Donceel, Limont, Jeneffe).

b) La seigneurie de Haneffe qui regroupait en un corps les localités de Haneffe, Donceel et Stier date vraisemblablement de la seconde moitié du XIIe Siècle. Jean de Haneffe déclare an 1327 que depuis des temps immémoriaux ses prédécesseurs ont tenu en franc alleu les villages de Haneffe, Donceel et de Stier. Harduémont et Ferrière sont cités avec les autres dépendances de la seigneurie à partir de 1611. Franc Alleu : bien héréditaire exempt de redevance, de tout prince ou seigneur et suivant les juristes du XVIIe S ne relevait que de Dieu seul. La terre franche de Haneffe était une des 32 baneresses du pays de Liège. Banneret : titre des seigneurs qui avaient assez de vassaux pour réunir au moins 50 hommes d’armes. Elle fut décorée du nom de baronnée (24 mai 1687). La baronnée de Haneffe fut livrée à des seigneurs étrangers pendant des décennies. Elle fut rendue à un gentilhomme du pays le 6 juillet 1781, Jean-Remi de Chestret, chevalier du Saint-Empire. Celui-ci racheta la moitié des seigneuries de Haneffe, Donceel, Stier et Harduémont. L’autre moitié appartenait alors à Gilles Lambert d’Othée de Limont (3/8e) et à Louis - Charles de Maillart(1/8e). Ces trois propriétaires procédèrent le 28 juillet 1783, à un partage qui attribua aux deux derniers le château, la ferme et la brasserie franche de Haneffe ; au chevalier de Chestret le moulin banal avec le reste des terres et prairies situés à Donceel.

LE CHATEAU DE CHESTRET

En 1456, Godefrein de Donceel achète deux propriétés bordées par l’Yerne au centre du village, qui correspondent sans doute à l’emplacement du château actuel.

Au milieu du 17ème siècle, le château passe à la famille de Hemricourt. Après la mort de Jean-Louis Hilaire, chanoine de Saint-Jean à Liège, propriétaire de 1683 à 1724, son neveu Jean-Remi de Chestret hérite de ces biens. La famille de Chestret occupe encore le château.

 Implanté au milieu du village, dans un beau parc, vaste ensemble composé d’un château et de deux exploitations agricoles s’articulant autour d’une cour triangulaire plantée d’arbres. Formant l’aile ouest, gentilhommière de la fin 17ème siècle, début 18ème siècle, remaniée aux siècles suivants, en briques calcaires. Edifié sur un soubassement de grand appareil percé de trois jours de cave, bâtiment de deux niveaux et demi de neuf travées. Précédée d’un perron de deux degrés à bords ourlés, porte à linteau intradossé sur montants monolithes. Baies à linteau droit, jadis à croisée.

Sous les combles, baies jadis à meneau, au linteau droit prolongé par un bandeau calcaire sous bouts d’entraits. Deux baies rectangulaires à chaque extrémité. Bâtière d’ardoise à croupe à retraite et à égout retroussé, piquée d’un épi de faîtage et d’une girouette. Bandeau continu sous corniche. Flanquée d’une annexe vitrée de style néo-classique construite en 1910 par l’architecte Edmond Jamar, façade arrière sur soubassement cimenté, de deux niveaux et demi de cinq travées.

Au 1er niveau, baie à linteau bombé à clé de la moitié du 18ème siècle, deux baies jadis à croisée et une baie jadis à traverse. Combles éclairés par une petite baie rectangulaire et par trois baies à linteau bombé sous édicule à fronton triangulaire.

Insérée dans la maçonnerie, dalle calcaire frappée aux armoiries des de Chestret de Haneffe. Toiture interrompue par une tour d’un seul niveau éclairée par une baie rectangulaire.

 Mur-pignon ouest, trace des écuries aujourd’hui disparues. Mur-pignon est, accolé d’un petit bâtiment en briques et calcaire de deux niveaux de deux travées. Porte à traverse au linteau intradossé à clé et aux piédroits harpés. 2ème niveau ouvert par deux baies à linteau droit. Façade arrière identique. A l’intérieur du château, de très belles cheminées dont une aux montants en grès, de style gothique. Salons richement décorés de magnifiques stucs, dont un au 1er étage attribué au stucateur Jacquet, et de toiles peintes du 18ème siècle. Très bel escalier à balustre de style Louis XV.

 Attenante à la gentilhommière à l’ouest, première ferme des 17ème et 18ème siècle édifiée sur un soubassement partiellement assisé de moellons. Deux jours de cave protégés de barreaux en arête de poisson. Logis de deux niveaux de cinq travées de baies rectangulaires. Porte rectangulaire à baie d’imposte sur montants monolithes reposant sur dés et précédée de deux degrés rectangulaires à bords ourlés. Sous la même bâtière à croupettes, dépendances de deux niveaux de deux travées s’ouvrant par une porte charretière du 19ème siècle et surmontée d’une baie rectangulaire à barreaux. Traces d’un arvô muré au niveau du sol. Frise de gouttes sous bouts d’entraits du 18ème siècle. Mur-pignon ouest tronqué, portant la trace d’arcs de décharge et de jours d’aération. Mur-pignon sud percé de deux baies rectangulaires à barreaux et de deux jours de caves à linteau en bâtière dont un se terminant en congé. Façade à rue de deux niveaux de six travées de baies rectangulaires à barreaux. Accolée, tour cylindrique aveugle et légèrement talutée. 

 A l’extrémité gauche, petit arvô cintré à clé, sous lequel coule l’Yerne. Face à ce bâtiment ; côté parc, anciennes commodités sous toitures d’ardoise à pavillon à coyaux, piquée d’un épi de faîtage. Deux portes rectangulaires. Aile nord abritant d’une part le porche d’entrée à gauche, et d’autre part les granges et étables sous fenil à droite. Porche d’entrée extérieur en anse de panier sur montants chaînés et protégés de chasse-roue. Face ouest renforcée de trois puissants contreforts.

Côté cour, arc en anse de panier clavé sous baie à meneau. Au-dessus, aire d’envol d’un ancien colombier. Bâtière d’ardoises à croupes et à coyaux piquée d’un épi de faîtage. Sur soubassement biseauté en moellons de grès et silex, granges et étables sous fenil. Granges ouvertes par trois portes charretières dont une cintrée sur harpes chanfreinées et terminées en congé, peut-être du début du 17ème siècle. Quelques percements récents. Etables sous fenil, transformées en habitations. Percements du 19ème siècle. Porte au linteau écorné à clé passante du 18ème siècle. Angle nord-ouest cantonné de quelques assises de besaces. Arrière percé d’oculi et de jours d’aération. Bâtière en S Aile est abritant le porche d’entrée, le logis et les étables de la 2ème ferme. Logis de deux niveaux de cinq travées. Soubassement percé de trois jours de cave. Porte à baie d’imposte reposant sur montants chaînés. Baies du 1er niveau jadis à croisée sur montants harpés, agrandies. Dans son prolongement droit, porte charretière récente. Mur-pignon sud percé d’une baie rectangulaire protégée d’un garde-corps du 19ème siècle. Façade arrière de deux niveaux de quatre travées. Baies jadis à croisée sur montants harpés. Porche d’entrée en arc en anse de panier, doublé d’un rouleau de briques et surmonté d’une baie à croisée partiellement murée. Etables s’ouvrant par deux portes jumelées à linteau droit doublé d’un rouleau de briques sur montants chaînés. Trois baies à linteau droit sur montants chaînés dont un à meneau. Façade arrière percée de baies à croisée. Bâtière de tuiles. Le château est toujours habité par la famille de Chestret à l’heure actuelle et la famille de Chestret s’est partagé le mayorat de la commune de Donceel pendant près de 100 ans.


L’EGLISE SAINT-CYR ET JULITTE

Dans l’enclos d’un cimetière, et dominant le village, édifice d’origine romane en moellons de grès, calcaire et silex. Située à l’emplacement d’une ancienne petite chapelle, l’église appartenait à l’Abbaye de Saint-Jacques depuis 1088. Elle fut détruite par les troupes du Duc de Brabant, à l’exception de la tour et d’une partie de la nef. Le chœur et la nef furent rebâtis en briques en 1742. Plan composé d’une petite tour formant avant-corps, d’un vaisseau primitif partiellement conservé, prolongé d’une mononef de trois travées et terminé par un chœur à trois pans. De section carrée et talutée, tour harmonieusement mêlée de grès, calcaire et silex, restaurée à maintes reprises. Deux niveaux chaînés aux angles. Au 1er niveau et sur chaque face, étroite baie en léger retrait, au linteau cintré et appui calcaire plus récent. Au 2ème niveau, ouïes de même type, mais plus larges. Flèche hexagonale à coyaux, couverte d’ardoises. Jouxtant la tour, vestiges de la première nef, dont une partie de la face sud est constituée de rognons de silex à peine dégrossis. Trois baies de même type que la tour. Accès au nord par un portail cintré du 19ème siècle. Sur un petit soubassement en moellons assisés, haute nef en briques, éclairée par de grandes baies cintrées, à claveaux passants un-sur-deux et sur montants harpés. Trous de boulin sous corniche profilée en doucine. Bâtière d’ardoises à croupettes piquée d’épis de faîtage et interrompue par une lucarne en bâtière. Chœur au chevet aveugle, flanqué au sud d’une sacristie plus récente, et, à l’est de deux croix gothiques. A l’intérieur, plafond couvert de voûtes d’arêtes et d’arcs doubleaux joliment stuqués, retombant sur des pilastres plats à demi engagés.


 

« LA FERME DU BLANC BOIS »

A l’angle des deux rues, ferme actuellement en quadrilatère, remontant au 17ème siècle mais remaniée au 18ème siècle et 19ème siècle. Au nord, sur un soubassement en moellons de grès et de calcaire goudronné, logis de deux niveaux de quatre travées s’ouvrant par une porte de 18ème siècle. Petites baies du 18ème siècle à l’étage. A l’arrière, trace d’une haute base en moellons et de baies jadis à croisée confirmant peut-être la date de 1643, donnée par les encres. Autres percements plus récents. Murs-pignon ouest percé d’un oculus. Perpendiculairement au logis, anciennes étables de deux niveaux et de six travées. Une baie légèrement en retrait surmontée dune petite niche au pourtour de bois du 19ème siècle. Petite remise récente sous appentis. Au sud, sous une même bâtière d’éternit, grange en large ouverte par un porte charretière à arc cintré et précédée d’un auvent reposant sur des aisseliers. Porcheries ouvertes par des portes jumelées à linteau droit. Aile ouest, plus récente, percée d’une part de deux chartils à arc cintré et d’autre part, d’étables ouvertes par deux portes jumelées à linteau droit, précédées de deux degrés. Gerbière récente. Ancien puits. Portail d’entrée, vraisemblablement du 19ème siècle, protégé d’un teûté piqué d’un épi de faîtage.


 

FERME DE L’ABBAYE DE SAINT-JACQUES

Proche de l’Eglise, importante construction en quadrilatère, des 17 et 18ème siècle fortement remaniée aux siècles suivants. Ancienne propriété de l’Abbaye de Saint-Jacques à Liège, déjà citée en 1213 lorsque Henri 1er, duc de Brabant met le feu à la ferme et à l’Eglise de Donceel. Vers 1408, nouvel incendie et reconstruction l’année suivante. En 1798, l’Abbaye vend la ferme à Laurence Lassence ; nouvel incendie par la foudre et destruction des bâtiments d’exploitation. En septembre 1884, le feu n’épargna que le corps de logis, le reste fut reconstruit et l’on encastra par-ci par-là dans la nouvelle maçonnerie, les pierres armoriées provenant des bâtiments édifiés par quelques prélats des 17 et 18ème siècle. Ensemble de bâtiments en briques, calcaire et grès comprenant actuellement trois ailes disposées en U. Accès par un portail à arc en anse de panier déchargé, à claveaux passants un sur deux, sur montants harpés. Au-dessus, blason sculpté de Nicolas Jacquet, abbé de Saint-Jacques, accompagné de sa devise « CONSTANTER AD ASTRA » et de la date 1714. Bâti sur un haut soubassement biseauté en moellons percé de cinq jours de cave gardés de barreaux en arête de poissons, logis de deux niveaux, aujourd’hui de sept travées de baies rectangulaires du 19ème siècle, remplaçant d’autres probablement à croisée. Porte précédée d’un perron à quatre degrés rectangulaires. A gauche, agrandissement de deux travées sans doute au 19ème siècle. Au 1er niveau, blason aux armes de Gilles Lambrecht, abbé de Saint-Jacques et daté 1642. Six jours de comble aux montants chaînés dont deux du 19ème siècle. Mur-pignon nord percé récemment d’une porte de récupération du 18ème siècle. Accolée au logis, petite dépendance agricole dont subsiste la maçonnerie arrière, percée de deux baies dont une aux montants harpés sous bâtière de tuiles. Mur-pignon ouest entièrement refait. Tournée vers l’Eglise, façade sud élevée sur un haut soubassement biseauté. Deux niveaux et demi, jadis de six travées de baies harpées, à traverse, certaine déchargées. Jours intérieurs pourvus de batée et jours supérieurs de barreaux. Porte au cintre doublé de briques sur montants harpés au chanfrein terminé en congé. Frise de briques sur gouttes. Deux jours de comble aux montants chaînés. A droite, baies rectangulaires de la deuxième moitié du 19ème siècle. Mur-pignon est éclairé par une baie récente. A l’intérieur, rampe d’escalier en chêne à balustre du 17ème siècle. Angle sud-ouest fermé de hauts murs de clôture, restes d’anciens bâtiments agricoles. A l’ouest, étable sous fenil du 18ème siècle, rehaussée et ouverte par une porte échancrée à clé passante sur montants chaînés, sous une gerbière harpée. Petite pierre gravée du blason de Gilles Lambrecht (1642). Mur-pignon sud, entièrement refait et garni d’une pierre sculptée aux armes de Gilles de Geer, abbé de Saint-Jacques et daté de 1671. Bâtière de tuiles en S. A l’arrière, haut soubassement en moellons, cinq jours d’aération ainsi que deux baies récentes. Au nord, grange en large, accessible par une porte charretière en anse de panier, à claveaux passants un sur deux, sur montants harpés et protégé d’un auvent posé sur esseliers. Trois ouvertures, certaines sur montants droits, d’autres sur montants chaînés. Petite niche rectangulaire au pourtour calcaire, contenant une statuette de légionnaire romain. Angle sud-est renforcé de quelques assises chaînées, protégées d’un chasse-roue. Série de trous de boulin. Mur-pignon est entièrement refait. A l’arrière, bâtiment agricole n’existant plus. Frise sur gouttes. Mur-pignon aéré d’oculi et portant la trace d’anciennes constructions. A l’est, murs restants de dépendances agricoles aujourd’hui démolis.


 

LA FERME HENROTTE DITE « LA FERME FLEURIE »

Face au château, ancienne siroperie remontant au 18ème siècle et reconvertie en ferme au 19ème siècle. Briques enduites et calcaires. Bâtiments disposés actuellement en U autour d’une cour partiellement pavée, accessible à rue par un portail cintré, clavé sur montants harpés et protégés de chasse-roue. Au fond de la cour, à l’ouest sur un petit soubassement de moellons goudronnés, logis de deux niveaux de trois travées. Porte à linteau droit sur montants monolithes reposant sur dés et surmontée d’une baie d’imposte. Baies récentes. A l’arrière, deux niveaux de quatre travées modifiées. Baie du 1er niveau avec traces de battée et barreaux. En retour d’angle à l’arrière du logis, anciennes siroperies et écurie de deux niveaux de quatre travées. Porte de la siroperie rectangulaire jadis précédée de quelques degrés. A droite, entrée de cave récente. Porte d’écurie rectangulaire sur montants monolithes. A gauche, baie rectangulaire. Aile nord comprenant le portail d’entrée intérieur, en anse de panier vraisemblablement du 19ème siècle et deux étables. Gerbières et baies récentes. Sous une même bâtière, porcheries et étables sous fenil à l’est. Six portes aménagées probablement du 19ème siècle.


 

LES ANCIENNES ECOLES ET MAISON COMMUNALE

Ancienne maison d’instituteur, école et maison communale de la 2ème moitié du 19ème siècle, en briques et calcaire. Perpendiculairement, deux volumes parallèles et symétriques reliés par une petite construction précédée d’un préau récent. Ensemble éclairé de baies cintrées à encadrement de briques à appui calcaire, rehaussées d’un fin listel de briques. Actuellement, les anciens locaux de l’administration communale de Donceel accueillent les demandeurs d’asile au sein de l’ ILA (Initiative Locale d’accueil) et ce, depuis un peu plus d’un an.

 

 

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Editeur responsable : 15 2017 - Date de mise en service : 15 2017 - Dernière mise à jour : 26 2017
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